Résurgence – Chrétiens ayant connu une rupture conjugale

Resurgence_logo2011Groupe – dont le besoin se faisait sentir dès les années     70 – créé sur le groupement paroissial de Meulan au milieu des années 90 avec le projet d’accueillir et soutenir tout(e) chrétien(ne) malmené(e) par une rupture conjugale, que celle-ci soit en cours ou consommée, ou, éventuellement, suivie d’une nouvelle union. Ce groupe relève du doyenné depuis l’initiative du Père Michel Lacau, doyen et vicaire épiscopal de l’époque.

La séparation, le divorce, la reconstruction de soi même et éventuellement d’un couple sont des évènements aujourd’hui très fréquents. Pour les vivre en Eglise ces chrétiens ont besoin du soutien de frères baptisés pour trouver, dans la lumière du Christ, un espoir et un réconfort pendant ces moments douloureux : leur expérience, leurs questions, leurs souffrances mais aussi leurs espoirs et leurs joies sont accueillis, écoutés et partagés en toute discrétion.
C’est pour répondre à ces attentes que, déjà, des groupes existent (tels Résurgence sur le doyenné des Deux Rives) ; et d’autres naissent et se développent.
Ni psychologues, ni thérapeutes, ni juristes, ni conseillers conjugaux, les animateurs sont des chrétiens soucieux d’accueillir et d’aider d’autres chrétiens en Eglise.

Responsable : Nadia Moulinier

SUR DES ROUTES D’ESPERANCE  

 Notre évêque,  Mgr Aumonier a voulu que se mette en place une  équipe diocésaine au service des familles brisées et/ou recomposées. Il en a nommé responsable le P. Claude Touraille dans le cadre de la pastorale familiale du diocèse ; elle est composée d’un diacre et son épouse, une théologienne et une conseillère conjugale au CLER et son époux.

Cette équipe étudie tous les aspects relatifs à la rupture du mariage en lien avec la vie en Eglise. Mise au service des équipes locales dispersées dans le diocèse (Résurgence en fait partie), elle a reçu mission de réunir et former les accompagnateurs de ces équipes locales – destinées elles-mêmes à accueillir, rencontrer et accompagner les personnes qui souffrent d’une rupture du lien conjugal –, de leur apporter des éléments de réflexion pratiques et spirituelle.
Elle réunit ces animateurs locaux trois fois par an pour réfléchir ensemble à différents aspects de situations familiales très diversifiées que l’on est amené à connaître, recueillir leurs observations et, ensemble, prier et porter dans l’espérance l’avenir de ces couples et familles éprouvés.

En lien avec le temps liturgique, une brève méditation nous invite à lire ce temps
comme une vivante parabole en mettant nos cœurs et les remous de nos vies à l’unisson de l’Evangile.

RESURRECTION : BAPTEME, EUCHARISTIE, MARIAGE.

Pâques est là ! avec son cortège printanier en nos jardins, de semis en germination, de  bourgeons en jeunes pousses, de boutons arrondis en fleurs épanouies qui se multiplient sous le soleil, en ramures étendues où  les oiseaux du ciel viennent s’abriter. Vivante parabole.
Ainsi va l’Église : sous le soleil de Dieu s’avancent les catéchumènes, les baptisés, les communiants, les mariés. La saison est belle.
Puis viendront, dans la foulée inexorable du temps qui passe, d’autres ‘saisons’ qui mettront à l’épreuve l’ingénuité des promesses faites, la surabondance des dons reçus, la beauté des certitudes entrevues. Qu’en sera-t-il après l’été qui dessèche, l’automne qui pourrit, l’hiver qui tue, le péché qui désertifie ?
Qu’en sera-t-il des plus fragiles d’entre nous ?
Le baptême ? oublié ! L’eucharistie ? une routine ! Le mariage ? une prison !
Et cependant quoi que nous fassions (ou voyions faire) dans nos vies, deux choses sont impossibles : nous ne pourrons jamais faire de n’être pas nés …, de même nous ne pourrons jamais dénier son baptême à tout baptisé. Ainsi en est-il pour chacun : lâche, truand, tortionnaire, meurtrier, et … autre divorcé(e) remarié(e), baptisé. Au nom de notre baptême nous sommes tous frères et sœurs, chacun de nous est un témoin spirituel.
Sans présumer des mesures de ‘justice’ (humaine) applicables selon les situations, que notre compassion aille vers tous ceux qui en sont les sujets, vers tous les prochains souffrants rencontrés sur nos routes, ‘de Jérusalem à Jéricho‘ (Luc X 29-37), de Cana (St Jean II 1-10) au puits de Sychar (St Jean IV 3-30) … De Jérusalem à Emmaüs (Luc VII 13-35). De Pâques à Pentecôte …
En tout lieu, en toute saison laissons-nous traverser par la miséricorde divine, qui connaît elle-même son but. C’est ainsi que la Pâques de Jésus sera grande, signe manifeste, efficace, de Résurrection pour nous, entre nous et autour de nous. Catholique, universel.

Pentecôte après Pâques !

Moulinier    RESURGENCE  18/4/2011