Une attention intérieure

En ce temps de l’Avent, Dieu vient et frappe à la porte du coeur de Marie, de Joseph, des bergers, de Jean-Baptiste. Est-ce plus difcile pour nous de trouver des moments de silence au milieu de toutes nos occupations et des bruits autour de nous ?

Écoutons Madeleine DELBREL. « Pourquoi le vent dans les pins nous introduirait plus au silence que le  grondement des trains en gare ? » Pour elle, le silence ne dépend pas d’une absence de bruit, car une absence de bruit qui serait vide de notre attention à Dieu qui parle, ne serait pas silence. Le bruit des foules qui se pressent matin et soir dans la gare Saint Lazare peuvent être plus silence que d’être seul sur une plage. Les bruits sont silence dans la mesure où ils sont échos de Dieu, écoute de Dieu qui parle partout, dans la prière, dans l’Église, dans le monde où il nous appelle. « Le silence, c’est quelquefois se taire, mais le silence c’est toujours écouter ». Partout où vous êtes, quels que soient les bruits, les bousculades, le travail, il s’agit « d’établir nos âmes comme autant de creux de silence où Dieu peut se reposer et nous parler ». Et Dieu parle tant dans ces milliers de visages, fatigués ou reposés, pressés ou nonchalants, pleins d’assurance ou respirant la marginalisation.

C’est pourquoi elle ose nous dire : « le silence ne nous manque pas car nous l’avons ». Car il est bien vrai d’affirmer que tous les bruits qui nous entourent font beaucoup moins de tapage que nous-mêmes.

Père Baudoin

Vous aimerez aussi...